Que les choix fictionnels se tiennent dans les limites du vraisemblable : c'est ce à quoi se sont attachés les scénaristes de “AO, le dernier Neandertal”. Autrement dit que les sentiments, les comportements, les épisodes de la vie… prêtés à Néandertal dans le film constituent des hypothèses plausibles au regard de la science, à défaut d'être des certitudes.

Un exemple : la disparition des Néandertaliens

On ne sait pas pourquoi ni comment Néandertal a disparu il y a environ 30 000 ans. Mais la connaissance actuelle permet de rejeter certaines hypothèses, telle que celle de massacres ou de guerres les opposant à des tribus d’Homo sapiens, car aucune trace sur les ossements découverts ici et là ne corrobore cette explication.   

Maladie ? C'est le choix qu'ont fait les scénaristes, sans toutefois en définir précisément la nature. Ainsi, le saignement de nez qui affecte les héros constitue-t-il seulement un symbole du mal qui les ronge et dont on ignore tout. Cette “licence” fictionnelle, qui procède de l'interprétation d'une certitude scientifique (la disparition de Néandertal), constitue la liberté fondamentale de la fiction dont l'objet, pas nature, n'est pas documentaire.

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Conception et Rédaction : Jean-Louis Derenne pour Parenthèse Cinéma et UGC Distribution

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