Entre le Paris des années 1960 et le Montréal d'aujourd'hui se déploie une vaste histoire d'amour à la fois sombre et lumineuse, troublante et pleine d'espoir. Café de Flore raconte les destins croisés d'une jeune Parisienne mère d'un enfant unique, d'un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l'entourent. Ce qui les relie : l'amour, troublant, maladroit, imparfait et inachevé, humain.
Crédit photos : Sébastien Raymond © Productions Café de Flore/Monkey Pack Films
Synopsis
Il n’est pas facile de dire adieu à ceux qu’on aime ;
pour y parvenir, il faut parfois toute une vie – ou deux.
Entre le Paris des années 1960 et le Montréal d’aujourd’hui se déploie une vaste histoire d’amour à la fois sombre et lumineuse, troublante et malgré tout pleine d’espoir.
Café de Flore raconte les destins croisés de Jacqueline une jeune Parisienne mère d’un enfant unique, d’Antoine un DJ montréalais ainsi que des femmes qui l’entourent.
Ce qui les relie : l’amour, troublant, maladroit, imparfait et inachevé… humain.
Notes de production
Inspiration
Comme souvent chez Jean-Marc Vallée, tout a commencé par la musique. Un air écouté puis réécouté en boucle, jusqu’à l’obsession : celui de « Café de Flore », composé en 2001 par Matthew Herbert à la demande du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés. La version électro de la mélodie qu’il découvre en 2004 (enregistrée sous le nom de Doctor Rockit) happe immédiatement le réalisateur, provoque un tourbillon d’émotions qui à leur tour fait naître des images. Les interprétations lounge et jazz et une quatrième version piano-accordéon lui donnent envie de faire un film d’amour. C’est ainsi que la chanson devient le nœud autour duquel s’attachent les personnages, des êtres qui aiment la pièce autant sinon plus que leur créateur : un DJ qui fait de « Café de Flore » sa signature, et un enfant trisomique et sa mère, pour qui la pièce devient une sorte d’hymne à la vie.
Triangles amoureux
Suivent deux ans de préparation, de tournage et de post-production pour une histoire d’amour double, aux facettes à la fois distinctes et complémentaires. La première, sensuelle, charnelle et très incarnée, se déroule de nos jours à Montréal : Antoine (Kevin Parent), DJ, fou de passion pour sa nouvelle compagne, Rose (Evelyne Brochu), n’arrive pas à faire le deuil de sa séparation d’avec Carole (Hélène Florent), son amour d’adolescent devenue la mère de ses enfants. La seconde, située dans le Paris des années 60, raconte la relation fusionnelle unissant Jacqueline (Vanessa Paradis) à son fils de sept ans, Laurent (Marin Gerrier), qui tombe follement amoureux d’une camarade de classe, trisomique comme lui.
Ces deux récits s’emboîtent comme dans une « une partition émotionnelle », ainsi que nous l’explique Jean-Marc Vallée, qui a mis en place dans Café de Flore un jeu de miroirs à travers le temps et l’espace, chacune des deux histoires se faisant le révélateur de l’autre qu’elle hante par des échos et de subtiles résonances.
De la musique avant toute chose…
Ce vers de Verlaine, Jean-Marc Vallée le reprend à son compte. Comme c’était déjà le cas dans C.R.A.Z.Y., dans Café de Flore la bande originale n’est pas qu’un simple accompagnement à l’action, mais fait figure de personnage à part entière. Les titres de Pink Floyd et du groupe islandais Sigur Rós, notamment, contribuent à nourrir l’atmosphère de mysticisme et de romantisme qui baigne le film. C’est ainsi que le réalisateur s’est fait chef d’orchestre, tissant sa trame sonore à travers sa trame narrative, mêlant les histoires de ses personnages aux mélodies de ses chansons fétiches.
De plusieurs façons différentes, les héros de Café de Flore vivent pour et par la musique. Elle habite Antoine, DJ, dont l’existence quotidienne est rythmée par les beats qui émanent de son iPod, de sa chaîne hi-fi ou des ses tables de mixage. Elle fait aussi vibrer Laurent, qui chaque matin réclame à sa mère « Café ! » jusqu’à ce qu’elle dépose sur la platine le 33 tours de « Café de Flore » dont la mélodie contribue à lier les deux histoires. La musique ne se limite donc pas à venir appuyer l’émotion d’un moment : elle est une part intrinsèque de la vie des personnages, elle les fait agir et réagir, elle les fait pleurer, les console et les aide à vivre.
Jean Minondo, ingénieur du son, l’« oreille » de Café de Flore, explique : « Ce film est écrit comme la musique. Le temps, la géographie, l’identité, la raison sont mis à mal ; tout est construit sur l’émotion. Avec le son, c’est comme ça : c’est de l’émotion qui génère du sens. »
Comment s’étonner, dans ces circonstances, que les deux rôles principaux de Café de Flore soient tenus par des musiciens ? On connaît le talent et la passion de Vanessa Paradis pour la chanson ; de l’autre côté de l’Atlantique, l’auteur, compositeur et interprète québécois Kevin Parent est d’abord un homme de musique. Sans expérience devant la caméra, il a su convaincre Nathalie Boutrie et Emmanuelle Beaugrand-Champagne, qui ont réalisé le casting au Québec en compagnie du réalisateur, par son naturel désarmant, sa force doublée de fragilité et sa présence solaire.
Amoureux
Café de Flore s’ouvre sur des images riantes d’un homme qui a, en apparence, tout pour être heureux : en parfaite santé, sans souci financier, père de deux magnifiques filles, Antoine vit avec Rose un amour si grand qu’il éclaire sa vie entière. Mais son existence comporte aussi des zones d’ombre, dont une relation trouble avec son père et, surtout, des rapports tendus avec Carole, la mère de ses enfants qu’il a quittée mais dont il ne peut ignorer les souffrances.
Incarnée avec justesse et sensibilité par Hélène Florent, Carole n’arrive pas à accepter le départ de celui qui était son âme sœur et sans qui elle ne sait plus vivre. Elle fait chaque nuit un cauchemar étrange, qui se précise lentement, et l’amène peu à peu à se détacher de la réalité, à embrasser l’irrationnel pour se guérir du mal que lui a fait le réel. Lorsque, à bout de forces, elle se tourne vers le mysticisme et l’ésotérisme, ce n’est pas en y cherchant un moyen d’oublier ou d’endormir sa souffrance – cela serait une trahison à cet amour qu’elle refuse de voir mourir –, mais dans l’espoir de trouver une façon de lui donner un sens.
Mère et fils
Le jour de la naissance de son fils, Jacqueline s’est donné une mission : tel qu’il est, elle l’aimera. D’un amour inconditionnel, exclusif, total, quitte à tout sacrifier pour le bonheur de son enfant. Vanessa Paradis explique le choc qu’elle a éprouvé à la lecture du scénario: « Je l’ai refermé et j’ai repris ma respiration, j’avais le souffle coupé. Mon cœur battait très fort. J’avais la sensation d’avoir lu la partition d’un très grand concerto ».
Le rôle est pourtant aux antipodes de l’image glamour que l’actrice projette habituellement. Son personnage est, selon ses mots, « une femme qui a perdu l’homme de sa vie et qui a fait le vide autour d’elle pour que son petit garçon trisomique ait une vie heureuse, malgré le peu de moyens qu’elle possède. Elle ne peut compter que sur elle et sur la fatalité de la vie ». L’actrice ne cache pas le trouble qu’elle a ressenti face à un tel personnage, à la fois dévoué et dur : « rendre sympathique une femme si forte et si déterminée me faisait très peur et me plaisait beaucoup en même temps ». Un rôle difficile, que Jean-Marc Vallée et elle ont préparé ensemble dans le but que les spectateurs aiment Jacqueline et la comprennent. Main dans la main, ils ont cherché la coiffure, les vêtements, la démarche, et jusqu’à la voix.
Quant au jeune Marin Gerrier, qui incarne le fils de Jacqueline, c’est lors du casting pour Véro qu’Alice Dubois, retenue pour le rôle, a lancé avant de partir : « J’ai un amoureux à l’école qui est trisomique lui aussi, il s’appelle Marin. » Le réalisateur demande aussitôt à le rencontrer. Après quatre mois de vaines recherches, il a enfin devant lui son Laurent.
Pour préparer leur collaboration à l’écran, Vanessa Paradis et Marin Gerrier ont passé beaucoup de temps ensemble, à discuter, à répéter, à s’apprivoiser mutuellement. Ces moments-là ont créé des liens visibles à l’écran. « Il était incroyable, vif, jamais déstabilisé, il a joué comme il respire. Moi j’ai dû travailler, lui il était juste fabuleux ».
« Les enfants trisomiques ont une naïveté, une candeur qui les rend plus vulnérables encore que les autres enfants, explique le réalisateur. Ce sont de véritables boules d’amour. » C’est cette vulnérabilité qui est à la source de la volonté de Jacqueline de protéger son fils envers et contre tous – et de l’incapacité de Carole à laisser partir Antoine.
Couleurs réalistes, tonalités mystiques
La partie parisienne du film a été tournée en numérique, et les images ont par la suite été travaillées afin de donner l’illusion d’une pellicule d’époque. Les images d’archives de 1962 (provenant de l’Office National du Film du Canada) ayant servi de références et celles tournées dans le Paris contemporain se sont ainsi fondues les unes aux autres pour créer une ville mi-réelle et mi-imaginée que Jacqueline et Laurent parcourent à pied.
Bien que Jean-Marc Vallée soit préoccupé par les questions esthétiques, il ne voulait surtout pas que l’image en vienne à éclipser le récit et les personnages. Les métaphores récurrentes (pensons à l’avion fendant le ciel) participent ainsi à l’onirisme de l’histoire, puisqu’elles évoquent sans les élucider certains des sentiments et des émotions qui habitent les personnages.
Ancré dans un certain réalisme, Café de Flore penche aussi du côté du conte – un pas vers la fable, que souligne la voix off murmurant un texte aux allures de féerie (« Et ce jour-là, à cet instant précis, Carole et Antoine avaient souhaité s’aimer jusqu’à la fin des temps »), un autre vers le mystique, la voie dans laquelle s’engage Carole, de plus en plus profondément, jusqu’à l’inéluctable.
Ainsi, Jean-Marc Vallée s’est amusé à semer tout au long du film des indices qui permettent de suivre le personnage dans sa quête de vérité, dans ses errances et ses errements, tout en offrant une explication rationnelle au mystère ; ultime preuve du fait que Carole est en proie à une sorte de délire, le microsillon de Laurent, anachronique puisque Matthew Herbert n’a enregistré « Café de Flore » qu’en 2000, laisse deviner que l’enfant et sa mère sont tous deux le fruit de l’imagination de Carole. Mais le réalisateur a aussi pris soin de laisser au spectateur une liberté d’interprétation, sans lui imposer de réponses. Carole a-t-elle vraiment versé dans la folie, sa souffrance trop grande l’a-t-elle poussée à inventer de toutes pièces une explication à son malheur ? Ou bien y a-t-il quelque parcelle de vérité dans ce que certains verront plutôt comme une hallucination ? Et si la vérité était plus complexe, multiforme, si la souffrance, plus forte que la raison, pouvait façonner sa propre réalité ? Le cinéma ne permet-il pas justement d’explorer ces différentes possibilités, d’entrevoir par le regard des personnages ces mondes que nous imaginons et dans lesquels nous croyons vivre ?
Impressionniste et traversé de poésie, Café de Flore s’affranchit du réel pour entraîner le spectateur jusqu’à cet « effet de rêve » propre au cinéma. C’est sans doute Evelyne Brochu (Rose) qui offre la plus belle raison d’aller voir – et revoir – le film : « Pour l’amour de la musique. Pour l’amour du cinéma. Pour l’amour tout court. »
Jean-Marc Vallée
Né à Montréal en 1963, Jean-Marc Vallée réalise son premier long métrage en 1995, Liste Noire, un audacieux thriller érotique sans précédent dans l’univers cinématographique québécois. Le film récolte neuf nominations aux Prix Génie. Il faudra attendre dix ans, soit en 2005, avant qu’il ne signe son deuxième long métrage en langue française. À la fois récit initiatique, fable mystique et hymne à la différence, C.R.A.Z.Y. est une œuvre forte et poignante qui, par son caractère profondément personnel, touche à l’universel. Véritable phénomène, le film a été distribué dans plus de cinquante pays et a récolté une vingtaine de prix dans les festivals de films internationaux les plus prestigieux dont celui du « Meilleur Film Canadien » au Festival International du Film de Toronto en 2005. La même année, C.R.A.Z.Y. rafle 11 Prix Génie et 15 Prix Jutra, en plus de recevoir la Bobine d’Or décernée au long métrage ayant occupé la première place du box-office canadien.
Jean-Marc a aussi signé les deux premiers volets d’une trilogie de courts métrages qui revisitent les relations père-fils, thème cher au réalisateur. Œuvres singulières unies par un climat onirique et une vision à la fois tendre et implacable, Les Fleurs magiques (1995) et Les Mots magiques (1998) ont été couronnés par de nombreux prix tant au Québéc qu’à l’étranger.
Son film intitulé « Victoria : les jeunes années d’une reine », produit par Graham King et Martin Scorsese a reçu l’Oscar des « Meilleurs Costumes » en 2010 et a récolté deux nominations pour « Meilleur Direction Artistique » et « Meilleur Maquillage ».
Filmographie:
2011 : Café de Flore
2009 : Victoria : les jeunes années d’une reine : OSCAR des « Meilleurs Costumes », nomination pour les OSCAR de la « Meilleure Direction Artistique » et « Meilleur Maquillage »
2005 : C.R.A.Z.Y. : prix du « Meilleur Film Canadien » au Festival International du Film de Toronto, prix Génie du meilleure film.
1998 : Les mots magiques : Prix Claude-Jutra du meilleur court métrage québécois
1995 : Les fleurs magiques : Prix Génie du meilleur court métrage canadien
1992 : Stéréotypes : Prix Claude-Jutra.
Vanessa Paradis est Jacqueline
Chanteuse et actrice, devenue célèbre à 14 ans après son premier disque, elle mène depuis une carrière reconnue dans la musique et le cinéma.
Filmographie :
2012 : Cornouailles d’Anne Le Ny
2012 : Café de Flore de Jean-Marc Vallée
2011 : Dubaï Flamingo de Delphine Kreuter
2010 : L’Arnacoeur de Pascal Chaumeil
2007 : La Clef de Guillaume Nicloux
2004 : Mon Ange de Serge Frydman
2004 : Atomik Circus, le retour de James Bataille des frères Poiraud
1999 : La Fille sur le pont de Patrice Leconte
1998 : 1 Chance sur 2 de Patrice Leconte
1996 : Un Amour de sorcière de René Manzor
1994 : Elisa de Jean Becker
1989 : Noce blanche de Jean-Claude Brisseau (César de la Révélation Féminine)
Kevin Parent est Antoine
Chanteur québécois à succès, Café de Flore est sa première expérience au cinéma.
Discographie :
2007 : Fangless wolf facing winter
2003 : Retrouvailles
2001 : Les vents ont changé
1998 : Grand parleur, petit faiseur
1995 : Pigeon d’argile
Hélène Florent est Carole
Actrice canadienne (Québec) diplômée du Conservatoire d’Art Dramatique et également réalisatrice.
Filmographie :
2012 : Café de Flore de Jean-Marc Vallée
2010 : Lance et compte de Réjean Tremblay et Louis Caron
2009 : Lucidité Passagère de Fabrice Barrilliet, Nicolas Bolduc, Julien Knafo et Marie-Hélène Panisset
2007 : Ma Fille, mon ange d’Alexis Durand-Brault
2007 : La Lâcheté de Marc Bisaillon
2006 : Dans les villes de Catherine Martin
2005 : La Vie avec mon père de Sébastien Rose
2005 : Familia de Louise Archambault
2004 : Mémoires affectives de Francis Leclerc
2001 : Yellowknife de Jean Rodrigue
Evelyne Brochu est Rose
Jeune comédienne québécoise, elle alterne théâtre et cinéma.
Filmographie :
2012 : Café de Flore de Jean-Marc Vallée
2010 : Frisson des Collines de Richard Roy
2008 : Polytechnique de Denis Villeneuve
Musique
CAFÉ DE FLORE
(Matthew HERBERT)
Bucks Music Group
Interprété par Matthew HERBERT
Avec l’autorisation de Accidental Records
CAFÉ DE FLORE
(Matthew HERBERT)
Bucks Music Group
Interprété par Doctor ROCKIT
Avec l’autorisation de Accidental Records
ALL ALRIGHT
(Jon THOR BIRGISSON, Orri PALL Dyrason, Georg HOLM, Kjartan SVEINSSON)
Universal Music Publishing
Interprété par SIGUR ROS
Avec l’autorisation de Beggars Group
SVEFN-G-ENGLAR
(Jon THOR BIRGISSON, August AEVAR GUNARSSON, Georg HOLM, Kjartan SVEINSSON)
Universal Music Publishing
Interprété par SIGUR ROS
Avec l’autorisation de Pias
FLJOTAVIK
(Jon THOR BIRGISSON, August AEVAR GUNARSSON, Georg HOLM, Kjartan SVEINSSON)
Universal Music Publishing
Interprété par SIGUR ROS
Avec l’autorisation de Beggars Group
ANDVARI
(Jon THOR BIRGISSON, Orri PALL DYRASON, Georg HOLM, Kjartan SVEINSSON)
Universal Music Publishing
Interprété par SIGUR ROS
Avec l’autorisation de Universal Music Group et EMI Music Canada
SPEAK TO ME
(Nick MASON, Roger WATERS)
The Richmond Organization pour Hampshire House Publishing - Pink Floyd Music Publishing
Interprété par PINK FLOYD
Avec l’autorisation de EMI Music Canada
BREATHE
(David GILMOUR, Roger WATERS, Richard WRIGHT)
The Richmond Organization pour Hampshire House Publishing - Pink Floyd Music Publishing - Warner/Chappell Music, Inc.
Interprété par PINK FLOYD
Avec l’autorisation de EMI Music Canada
TIME
(David GILMOUR, Roger WATERS, Richard WRIGHT, Nick MASON)
The Richmond Organization pour Hampshire House Publishing - Pink Floyd Music Publishing - Warner/Chappell Music, Inc.
Interprété par PINK FLOYD
Avec l’autorisation de EMI Music Canada
FAITH
(Laurence TOLHURST, Simon GALLUP, Robert James SMITH)
Universal Music Publishing
Interprété par THE CURE
Avec l’autorisation de Universal Music Group
PICTURES OF YOU
(William BRANSBY, Simon GALLUP, Robert SMITH,
Paul THOMPSON, Laurence TOLHURST, Roger O’DONNELL)
Universal Music Publishing
Interprété par THE CURE
Avec l’autorisation de Elektra/Wea & Universal Music Group
JUST LIKE HEAVEN
(William BRANSBY, Simon GALLUP, Robert SMITH,
Paul THOMPSON, Laurence TOLHURST, Roger O’DONNELL)
Interprété a cappella par Hélène FLORENT et Kevin PARENT
Universal Music Publishing
A MEANINGFUL MOMENT THROUGH A MEANING (LESS) PROCESS
(Adam WITZIE)
Kranky Limited
Interprété par STARS OF THE LID
Avec l’autorisation de Kranky Limited
WALK ON THE WATER
(Tom FOGERTY, John FOGERTY)
Jondora Music, a division of Fantasy Inc.
Interprété par CREEDENCE CLEARWATER REVIVAL (CCR)
Avec l’autorisation de Concord Music Group
SO IN LOVE
(Cole PORTER)
Warner Chappell Music Inc.
Interprété par Dinah Washington
Avec l’autorisation de Universal Music Group
BIG FREEZE
(Serge PELLETIER, Mathieu PONTBRIAND, Christian BAANG, Joseph PERRAULT, Sara BELLE HUMBLE)
Éditorial Avenue
Interprété par PAWA UP FIRST
Avec l’autorisation de Dare to Care Records
NAVVAATARA
(Élisapie ISAAC)
Avalanche Sound Publishing
Interprété par Élisapie ISAAC
Avec l’autorisation de Maple Music Recordings
COMME UN SOLEIL
(Pierre DELANOË, Michel FUGUAIN, George BLANESS)
Big Baazar Music Publishing Co. pour Éditions Musicales Le Minautore
CORONA RADIATA
(Michael Trent REZNOR)
Form and Texture Inc.
Interprété par NINE INCH NAILS
Avec l’autorisation de The Null Corporation
LE VENT NOUS PORTERA
(Bertrand CANTAT, Denis BARTHE)
Universal Music Publishing
Interprété par Sophie HUNGER
Avec l’autorisation de Two Gentlemen Records
GOD’S TILT
Composé et interprété pour le film par
Luc RAYMOND et Benoît VEILLEUX
CAFÉ DE FLORE, a cappella, a été interprété par Vanessa PARADIS et Evelyne BROCHU
ainsi que par LES PETITS CHANTEURS DU MONT-ROYAL sous la direction de Gilbert PATENAUDE.
Arrangements chorale par Serge ARCURI
Liste artistique
Jacqueline Vanessa Paradis
Antoine Godin Kevin Parent
Carole Hélène Florent
Rose Evelyne Brochu
Laurent Marin Gerrier
Véronique Alice Dubois
Amélie Evelyne de la Chenelière
Julien Godin Michel Dumont
Louise Godin Linda Smith
Juliette Joanny Corbeil-Picher
Angéline Rosalie Fortier
Le psychologue Michel Laperrière
Mère de Véronique Caroline Bal
Père de Véronique Nicolas Marié
Paul Pascal Elso
Louis Jérôme Kircher
Mme Labelle Claire Vernet
La maîtresse d’école Manon Balthazard
Antoine (14 ans) Émile Vallée
Carole (14 ans) Chanel Fontaine
La médium Emanuelle Beaugrand-Champagne
Liste technique
Réalisateur, scénariste : Jean-Marc Vallée
Producteurs (Canada) : Pierre Even, Marie-Claude Poulin
Producteurs (France) : Monkey Pack - Jean-Yves Robin, Nicolas Coppermann, En collaboration avec Vanessa Fourgeaud
Producteurs exécutifs : Nicole Hilaréguy, Marc Stanimirovic
Coproducteur : Jean-Marc Vallée
Directeur photo : Pierre Cottereau
Concepteur visuel : Patrice Vermette
Monteur : Jean-Marc Vallée
Ingénieur son : Jean Minondo
Concepteur son : Martin Pinsonnault
Concepteurs des effets visuels : Marc Côté, Sylvain Théroux
Création des costumes : Ginette Magny, Emmanuelle Youchnovski
Maquillage : Christiane Fattori, Frédéric Marin
Coiffure : Ghyslaine Sant, Frédéric Birault
Photographe : Sébastien Raymond
Distribution des rôles : Emanuelle Beaugrand-Champagne, Nathalie Boutrie, Constance Demontoy
Négociation des droits musicaux : Lucie Bourgouin PERMISSION INC
JEU CONCOURS