• Killer Elite
    Un film de Gary McKendry.
    Avec Jason Statham, Robert de Niro, Clive Owen, Dominic Purcell.
    Sortie le 26 octobre 2011.
    • Action/Thriller
  • Synopsis :

    Pour sauver Hunter, son ancien partenaire et mentor, Danny accepte de reprendre du service et de reformer son équipe. Mais celui qui était l'un des meilleurs agents des forces spéciales va cette fois affronter sa mission la plus périlleuse. Pour réussir, il va devoir percer les secrets d'une des unités militaires les plus redoutées qui soit, le SAS britannique. De doubles jeux en trahisons, il va découvrir un complot qui menace le monde et ce pour quoi il s'est toujours battu...

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Autour du film

L’HISTOIRE

 

 

 

Pour sauver Hunter, son ancien partenaire et mentor, Danny accepte de reprendre du service et de reformer son équipe. Mais celui qui était l’un des meilleurs agents des forces spéciales va cette fois affronter sa mission la plus périlleuse. Pour réussir, il va devoir percer les secrets d’une des unités militaires les plus redoutées qui soit, le SAS britannique. De doubles jeux en trahisons, il va découvrir un complot qui menace le monde et ce pour quoi il s’est toujours battu…

 

 

 

 


NOTES DE PRODUCTION

 

 

 

Inspiré de faits réels, KILLER ELITE nous entraîne du Mexique à l’Australie, de Paris et Londres au Sultanat d’Oman et au pays de Galles dans un univers d’espionnage et d’aventure hors norme. Le film est adapté du best-seller remarquablement documenté écrit par Ranulph Fiennes,« The Feather Men », paru en France sous le titre « Killer Elite ».

 

LES SECRETS D’UN MONDE RÉEL

 

Gary McKendry (réalisateur) : « KILLER ELITE est évidemment un film d’action et un thriller, mais l’histoire bénéficie d’un atout supplémentaire : elle s’inspire de personnes ayant réellement existé. Nous pouvions donc en plus approcher l’intrigue par l’humanité de ses protagonistes, et cela nous intéressait. Je pense que c’est cet aspect qui a attiré des gens comme Robert De Niro, Clive Owen et Jason Statham. »

Considéré comme « le plus grand explorateur vivant», Ranulph Fiennes est un aventurier et écrivain britannique, à qui l’on doit le roman controversé « The Feather Men », paru en 1991. Fondé sur des événements dont il a été le témoin au cours de sa carrière dans l’armée britannique et le SAS (Special Air Service), ce livre raconte l’histoire fascinante d’ex-soldats du SAS qui affrontent les meilleurs agents secrets du monde au cours d’une opération montée pour assouvir une vengeance.

Lorsque Gary McKendry a découvert le livre de Ranulph Fiennes, il n’imaginait pas que ce serait le début d’un engagement qui allait demander presque sept années de travail avant d’aboutir.

 

UN ROMAN AUSSI TROUBLANT QUE CONTROVERSÉ

 

Né en 1944, Ranulph Fiennes a fait ses études à Eton. Il a servi chez les Royal Scots Greys avant d’intégrer le SAS et de devenir le plus jeune capitaine de l’armée britannique. En 1968, il entre dans l’armée du Sultan d’Oman et deux ans plus tard, y reçoit la Médaille de la bravoure. Depuis 1969, il a mené de nombreuses expéditions d’exploration ; le livre Guinness des Records le décrit comme « le plus grand explorateur vivant». Il a également collecté des fonds importants pour divers organismes caritatifs, et en 1993, a été fait membre de l’Ordre de l’Empire Britannique en récompense de son engagement.

Alliant sens de l’action et précision du récit, son livre explore les dessous les plus sombres d’une des pires« sales petites guerres »britanniques. Détaillant les assassinats et les scandales qui ont suivi, le livre révèle aussi l’existence d’une société secrète d’anciens officiers du SAS, des hommes puissants prêts à toutes les extrémités pour protéger leurs frères d’armes du SAS, passés ou présents.

Ranulph Fiennes, lui-même ancien membre du SAS, se porte garant de l’authenticité des événements décrits dans son livre. Mais la controverse porte sur le fait que les Feather Men ont maquillé en accidents des assassinats. Puisque les documents retraçant le rôle du SAS dans la guerre d’Oman sont toujours classés secret défense par le gouvernement britannique, il n’existe aucun moyen d’authentifier certains événements présentés dans le livre comme des faits.

Face à la difficulté de séparer les faits de la fiction, le scénariste australien Matt Sherring et le réalisateur Gary McKendry ont décidé de faire un film basé sur des faits avérés mais condensés pour la durée d’un film.

Gary McKendry précise : « Nous ignorons si la totalité de ces événements se sont réellement produits ou non, mais cela donne une histoire qui ne ressemble à aucune autre. »

 

LE SCÉNARIO

 

La nature particulière du livre de Ranulph Fiennes a conduit Gary McKendry et le scénariste Matt Sherring à repenser le récit, en commençant par la fin.

Matt Sherring explique : « Dans son roman, Ranulph Fiennes ne dit pas ce qui arrive à Danny ou à Spike. Nous trouvions impensable de terminer le film sans rien préciser alors que l’on a suivi leur histoire pendant deux heures. »

L’adaptation d’une histoire aussi complexe comportait bien des difficultés. Matt Sherring commente : « C’est un livre long et foisonnant, dont la trame se déroule sur dix-sept ans, il a donc fallu que nous condensions beaucoup. Nous avons réduit le nombre de personnages et de lieux. Il fallait vraiment simplifier tout en conservant l’essence, l’intensité et le suspense. »

 

D’UN BOUT DU MONDE À L’AUTRE

 

C’est à cette étape qu’Omnilab Media, la plus importante entreprise de médias privée d’Australie et de Nouvelle-Zélande, est entrée en jeu. Ayant déjà produit plusieurs films à succès, la société développait de nouveaux films internationaux lorsque les producteurs Joni Sighvatsson et Steve Chasman lui ont proposé KILLER ELITE. Christopher Mapp et Matthew Street, producteurs exécutifs chez Omnilab, ont été impressionnés par l’approche créative qu’en avait Gary McKendry, le réalisateur. Omnilab avait également déjà connu une collaboration fructueuse avec Steven Chasman et Jason Statham.

Christopher Mapp raconte : « Après BRAQUAGE À L’ANGLAISE, nous cherchions un autre grand film à faire ensemble. La passion de Gary et sa vision de KILLER ELITE étaient communicatives, et lorsque Jason a confirmé qu’il acceptait de jouer Danny, nous avons cherché les meilleurs acteurs pour les rôles de Spike et Hunter : Clive Owen et Robert De Niro. »

Après avoir obtenu les droits d’adaptation, la branche production d’Omnilab, Ambience Entertainment, a fait appel aux producteurs australiens Michael Boughen et Tony Winley.

Beaucoup des acteurs du film sont eux-mêmes australiens : on retrouve ainsi dans les rôles clés Dominic Purcell, Yvonne Strahovski, Ben Mendelsohn, Aden Young, et Firass Dirani.

 

 

 

 

LES PERSONNAGES

 

DANNY (Jason Statham)

 

         Gary McKendry explique : « Au début du film, on découvre Danny sous les traits d’un homme qui a changé de vie. C’est un ancien soldat, un ex-tueur qui vit désormais dans une ferme en Australie et essaie de se construire une nouvelle existence. Il tente d’oublier son passé, sans y parvenir vraiment, mais au moins il essaie et il garde espoir. Quand on fait appel à lui pour aller sauver Hunter, son mentor, il se trouve à nouveau plongé dans cet univers qu’il pensait avoir définitivement laissé derrière lui. Pour les soldats, la guerre n’est pas ce qu’ils font, mais ce qu’ils sont. »

         Le scénariste Matt Sherring confie : « L’une des qualités les plus admirables du personnage de Danny est sa loyauté sans faille. Il est prêt à risquer tout ce qu’il possède, sa vie, ses chances d’un avenir meilleur, pour revenir en arrière et sauver sa seule famille. Il doit accomplir cette mission parce que pour lui, il n’y a tout simplement pas d’autre alternative. »

         C’est Jason Statham, une des plus grandes stars du cinéma d’action, qui incarne ce personnage.

         Le réalisateur Gary McKendry commente : « Danny est un personnage complexe parce qu’il commet des actes condamnables pour des raisons qui, elles, sont justes. Il est piégé entre deux mondes, et il ne peut s’épanouir dans aucun des deux. Danny, par essence, est un homme de secrets. J’ai toujours aimé la façon dont Jason joue le silence – j’avais déjà beaucoup aimé cela dans LE TRANSPORTEUR. Ce silence, cette impassibilité apparente était la clé du rôle, et je trouve que Jason y est remarquable. À travers chacun de ses gestes, chacun de ses regards, on perçoit le genre d’homme qu’est Danny – et je crois que seul Jason était capable d’apporter cela au rôle.

« Ajoutez à cela tout ce que le rôle avait de physique – sauter des toits, cavaler sur des échafaudages, passer à travers des fenêtres, piloter des voitures, manier des armes à feu… Danny étant un ancien des forces spéciales, il fallait que tout cela semble parfaitement naturel et facile. Il fallait aussi des qualités d’acteur dramatique pour ce qui touchait à la culpabilité que ressent le personnage. C’était un rôle vraiment difficile et Jason s’en est sorti à merveille. »

 

SPIKE (Clive Owen)

 

Spike est le soldat d’élite qui s’oppose à Danny dans ce jeu de cache-cache complexe. Il a fait autrefois partie du SAS.

         Profondément attaché à sa mission, Spike fait tout pour servir les objectifs de l’organisation clandestine appelée les Feather Men, c’est-à-dire protéger la vie et les intérêts des anciens membres du SAS. Mais les Feather Men ne veulent pas se salir les mains, et c’est Spike qui se charge du sale boulot. Quel prix est-il prêt à payer, qu’est-il résolu à sacrifier au nom de cette mission ?

         Gary McKendry commente : « C’est un soldat. Il a servi chez les SAS. Blessé en mission, il est resté borgne et a été mis au vert. D’un seul coup, il se retrouve sur la touche, il n’a plus sa place nulle part. Ce qui se rapproche le plus de la vie qu’il connaissait, de ce statut d’être hors du commun, c’est de servir les Feather Men.

         Comme pour Jason Statham, on découvre ici Clive Owen, nommé à l’Oscar, dans un registre différent. Spike est un personnage au bord de la rupture, rongé par la colère et écrasé par le poids de la réalité.

         Le réalisateur Gary McKendry commente : « J’admire depuis longtemps ce que fait Clive Owen, depuis CROUPIER. L’une des grandes forces de son interprétation ici, c’est la manière dont il joue face à Jason. Les scènes de confrontation et de combat entre ces deux-là sont bluffantes ! Il y a aussi une scène beaucoup plus calme dans un couloir, un mélange de sang-froid impressionnant et de bouillonnement d’énergie rentrée, comme deux tigres dans une cage. »

         Clive Owen confie : « C’est la puissance du scénario qui m’a attiré. C’est un film d’espionnage qui sort de l’ordinaire, il fait preuve de beaucoup d’originalité. Il y avait de l’action, ce que je trouve toujours cool, mais ce qui change, c’est que l’histoire se déroule dans un monde réaliste tout en étant très inhabituel. Et ensuite, j’ai vu le court métrage de Gary, « Everything In This Country Must », et je l’ai trouvé particulièrement impressionnant. »

 

HUNTER (Robert De Niro)

 

         Tueur depuis de longues années, Hunter est l’ami de Danny et représente aussi pour lui une figure paternelle. Il est prisonnier d’un cheikh à Oman, et il a désespérément besoin de l’aide de Danny s’il veut rester en vie.

         Gary McKendry explique : « Hunter a accepté une mission qu’il ne pourra jamais accomplir seul. Mais dans ce monde-là, il existe un code : si vous acceptez un contrat, vous devez le mener à son terme, ou bien vous serez la cible du contrat suivant. La seule façon dont Hunter puisse espérer s’en tirer, c’est que Danny reprenne son contrat et finisse le job à sa place… C’est une situation complexe à bien des égards. »

         Véritable légende du 7e art, Robert De Niro a beaucoup apporté au personnage de Hunter. Gary McKendry déclare : « Robert De Niro était très intéressé par le personnage, et il m’a poussé à l’explorer en détails pour déterminer quel genre d’homme est Hunter et quel est son passé. Il s’est créé entre lui et Jason une alchimie déterminante pour la crédibilité du lien entre leurs personnages. Cela fonctionne à la perfection parce que Robert joue une figure paternelle plutôt sombre, et qu’il éprouve un profond remords du fait d’avoir obligé Danny à replonger dans tout ça. C’est une relation père-fils réellement intéressante. »

        

 

ANNE (Yvonne Strahovski)

 

         Danny a connu Anne quand ils étaient enfants, mais il l’a recroisée par hasard des années plus tard, dans le bush australien, et ils sont tombés amoureux. Anne est la première des raisons qui ont poussé Danny à se retirer du jeu.

         Yvonne Strahovski confie : « Anne est une fille de la campagne, elle monte à cheval. À mesure que leur relation se développe, elle réalise que chez Danny,il y a des zones d’ombre. Elle ne sait pas vraiment quelle est son activité. Elle s’en moque, parce que pour elle cela n’a pas d’importance ; la seule chose qui compte, c’est qu’elle l’aime. Mais des choses commencent à se produire. Danny donne des coups de fil bizarres et reçoit des télégrammes étranges, et elle rassemble petit à petit les pièces du puzzle. »

         Star de la comédie d’action de NBC « Chuck », l’actrice australienne Yvonne Strahovski trouve ici un rôle différent de ceux qu’on lui connaît. Fans de « Chuck », les producteurs du film ont été définitivement convaincus en voyant la prestation de l’actrice dans la comédie romantique écrite par Peter Helliar et réalisée par Daina Reid, I LOVE YOU TOO.

        

 

L’ÉQUIPE DE DANNY

 

         Danny s’engage dans cette mission plus que risquée avec son bras droit, un nommé Davies, un homme qui fonctionne à l’instinct et qui est son partenaire depuis des années, ainsi qu’avec un tueur à l’esprit calculateur, Meier. Ils forment une unité de tueurs à gages d’élite et font sans le moindre doute partie des 2% d’hommes qui sont des tueurs nés.

 

 

Davies (Dominic Purcell)

 

         Dominic Purcell déclare : « Danny a levé le pied pendant un certain temps. Il revient dans la course et il a besoin d’un coup de main sur une situation difficile. Il se tourne vers son ami le plus proche, en qui il a toute confiance. Danny et Davies ont servi assez longtemps ensemble dans l’armée quand ils étaient plus jeunes. Il existe entre eux des liens d’amitié très forts et ils se comprennent parfaitement. Davies est très ouvert, très sociable, il aime bien boire et il est aussi prompt à sourire qu’à dégainer une arme. »

         Bien connu pour son rôle dans la série nommée au Golden Globe « Prison Break », pour lequel il a remporté un AFI Award, Dominic Purcell incarne cet ex-parachutiste.

Gary McKendry observe : « Les gens qui connaissent Dom par « Prison Break » vont avoir du mal à le reconnaître ! Il s’est transformé pour entrer dans la peau du personnage : il a pris du poids, il s’est laissé pousser les cheveux, il a mangé des beignets et a flirté avec plein de femmes ! »

 

Meier (Aden Young)

 

         Aden Young explique : « Meier est un sinistre assassin. C’est un type dont vous n’avez pas envie de croiser la route, il est plutôt déséquilibré. Il a des rythmes et des attitudes complètement décalés, et une moralité assez tordue. D’une intelligence remarquable, c’est un expert en technologie. Si vous cherchez une piste, si vous avez besoin d’une surveillance pointue et d’activités illégales, c’est votre homme. Meier ne parle pas beaucoup dans le film, c’est un homme réfléchi et silencieux. Il est le cerveau des opérations, mais il n’en est certainement pas la conscience ! Ce qui est intéressant chez ce personnage, c’est qu’il doit être le seul de tout le film à n’avoir jamais été soldat. Il fait cela volontairement, ce qui en fait à mes yeux le personnage le plus psychotique de tous. J’aime son sens de l’humour caustique et son étrange relation avec Davies. »

 

L’ÉQUIPE DE SPIKE : LES FEATHER MEN

 

         Les Feather Men sont un groupe secret d’anciens membres du SAS qui se sont donné pour mission de fournir aide et protection aux soldats du SAS présents ou passés.

         Le scénariste Matt Sherring explique : « Les Feather Men que décrit Ranulph Fiennes dans son livre sont un groupe d’anciens officiers du SAS qui gravitent désormais au plus haut niveau des affaires et de la politique. À présent, ils observent le champ de bataille de loin. Au-dessous d’eux, des gens qu’ils appellent les Locals – d’anciens soldats du SAS qui leur sont restés fidèles –effectuent pour eux le sale boulot et assurent la protection des membres du SAS. Spike est le leader de ces Locals ; il est en quelque sorte leur chien de garde et leur meilleur agent de terrain. »

 

 

LE VRAI MONDE DES SAS

 

         Recréer en détails un univers aussi secret, complexe et particulier que celui du SAS aurait été impossible sans un accès privilégié à certaines données. Les cinéastes ont eu la chance d’avoir des consultants pour les guider dans les méandres de cet univers.

         Clive Owen a ainsi beaucoup appris sur ce que signifie être membre du SAS : il en a eu un aperçu direct par ceux qui l’ont vécu de l’intérieur. Il explique : « Je connais personnellement quelques anciens SAS et j’avais déjà un bon aperçu du genre d’hommes qu’ils sont. J’ai également rencontré un consultant qui a fait partie de ce service pendant vingt-cinq ans. Il nous a expliqué tout le processus de sélection de ces forces spéciales, c’est vraiment fascinant. Il m’a raconté que la moitié des candidats étaient éliminés lors de la première semaine d’entraînement physique. Ils ont été choisis parce qu’ils sont a priori les meilleurs mais quand ils subissent ce processus de sélection, ils ne font pas long feu. »

         Durant toute la phase d’écriture du scénario et par la suite, au moment du tournage, Gary McKendry a pu lui aussi bénéficier des précieux conseils de ces spécialistes.

Il raconte : « Nous avons beaucoup parlé avec d’anciens SAS et d’anciens Navy Seals. C’était passionnant parce qu’ils appartiennent à des mondes très différents, qu’ils ont des approches différentes, mais qu’ils finissent par se retrouver au même endroit. Le rôle de ces conseillers a été crucial pour obtenir l’authenticité que nous souhaitions. »

 

 

 

 

 

 

DE L’ACTION POUR DE BON

 

         L’histoire de KILLER ELITE recèle des thèmes profondément humains– le sentiment d’appartenance, de perte, ou encore la rédemption – mais c’est aussi le portrait d’hommes à qui l’on demande d’être exceptionnels, et qui exigent d’eux-mêmes bien plus que ce dont la plupart d’entre nous sommes capables.

Gary McKendry relie les scènes d’action – parfaitement intégrées à la trame narrative et au rythme du film – à ces thèmes essentiels : « Il était très important qu’il n’y ait aucune séparation entre le déroulement de l’histoire et les scènes d’action proprement dites. À mon sens, cela reposait sur l’authenticité : si on parvenait à maintenir la vérité des choses, alors tout se tiendrait. »

         Garantir l’authenticité signifiait qu’une grande part de l’action devait avoir lieu « pour de vrai », au moment de la prise de vues – ce qui est devenu rare de nos jours dans les films d’action. Le producteur Steve Chasman déclare : « Comme nous avions la chance d’avoir deux acteurs physiques tels que Jason et Clive, nous avons voulu offrir aux spectateurs quelque chose qui les surprenne. De nos jours, en matière d’action, on voit trop de films où la caméra tremble et tout ce qu’il y a à l’image, c’est un coup de poing, de coude ou de genou, donné par un cascadeur, et on enchaîne avec un gros plan de l’acteur. Ici, dans la presque totalité des scènes, on voit les acteurs à la caméra. Cela comptait beaucoup pour Jason et Clive, ils se faisaient un devoir de jouer eux-mêmes l’action. Même Robert De Niro s’est pris au jeu, c’était très motivant ! »

         Clive Owen confie : « Il y a quelque chose de très satisfaisant dans le fait de faire soi-même ses combats, parce que ce sont des formes d’action très précises. Il y a un rythme, des objectifs parfaitement définis, des mouvements et déplacements donnés. C’est très différent d’une scène dialoguée, où l’on peut interpréter les choses de plusieurs façons différentes. Dans un bon combat, ce que vous devez exécuter est extrêmement précis et je trouve cela plaisant. J’ai une grosse scène de combat avec Jason et cela nous a demandé beaucoup d’entraînement. Nous avions une équipe de cascadeurs brillante, la meilleure avec qui j’aie jamais travaillé, en termes de discipline de travail et de méthode. C’est tout un processus et il faut s’y préparer. Ça ne s’improvise pas ! De plus, c’est un combat particulièrement long. Même si cela ne dure que quelques minutes à l’écran, cela représente une longue durée de tournage et deux bonnes heures d’entraînement quotidien pendant plusieurs semaines. »

 

LES ANNÉES 80

 

         Le fait que l’histoire se situe dans les années 80 a influencé le style visuel global du film et a nécessité des repérages minutieux. Le réalisateur commente : « Pour recréer cette époque, nous avons là encore privilégié l’authenticité. Au départ, j’avais la vision d’un film tourné surtout en caméra portée, avec un style très libre, mais cela n’a pas été possible parce qu’en bougeant la caméra, on aurait vu ici une antenne satellite, là un parcmètre ou une tour d’antennes téléphoniques… On n’est plus dans les années 80 ! Nous avons donc opté pour des mouvements de caméra au plus près des personnages, toujours en caméra portée, avec quelques zooms légers,en conservant quand même une spontanéité– l’acteur mène et la caméra le suit. Simon Duggan, le directeur de la photo, a fait en sorte que cela fonctionne avec une lumière pas trop léchée, plutôt réaliste, dans la recherche d’authenticité que je souhaitais. »

 

LES COSTUMES

 

         Les tenues des personnages devaient correspondre à la période, mais ils n’ont cependant pas le « pur style années 80 ». Gary McKendry explique : « Les personnages sont d’anciens soldats et même si les événements se déroulent au beau milieu des années 80, eux sont restés dans le style des années 1972, peut-être même 1970. Ils se moquent de ce qui est branché, punk ou new wave, ils n’ont pas entendu parler des Nouveaux Romantiques, ils écoutent encore des groupes comme Slade ou Sweet. »

 

LES MAQUILLAGES ET LES COIFFURES

 

         C’est à Paul Pattison, couronné aux Oscars, que l’on doit les maquillages et les coiffures du film. Il note : « L’action se déroule au début des années 1980 mais nous ne devions pas faire quelque chose de spectaculaire ou de théâtral. Il fallait qu’on se sente dans les années 80, mais pas dans un clip de Wham ! J’ai connu les années 80, et je sais très exactement à quoi cela ressemblait. Nous avons choisi vingt-sept acteurs du film et avons étudié individuellement chaque personnage. Peu importait qu’ils jouent deux jours ou cinquante, nous avons traité chaque personnage comme un individu à part entière. Nous avons opté pour des looks pas trop marqués mais intéressants quand même, juste légèrement décalés. »

         Le chef maquilleur et coiffeur poursuit : « Travailler avec chacun des acteurs de façon individuelle a permis de porter une grande attention aux détails et de déterminer le style visuel juste pour chacun. C’était un processus plus collaboratif que d’ordinaire. »

         On découvre ainsi Clive Owen avec un look qu’on ne lui a jamais vu : il porte une authentique moustache très années 80. Il explique : « J’ai moi-même grandi dans les années 80 et je me sentais proche de cette époque. Gary et moi sommes de la même génération et cet univers nous était assez familier. Beaucoup de souvenirs, de détails nous revenaient. Cela faisait une drôle d’impression quand on entrait dans certains décors parce qu’on se sentait vraiment ramenés en arrière, non pas dans un défilé de mode ou un salon d’exposition sur le thème des années 80, mais dans le monde réel. J’ai revu des photos des années 80 – tout le monde portait la moustache, même les joueurs de foot ! Je me suis dit qu’il fallait que je me la laisse pousser pour faire plus vrai. »

 

LES LIEUX DE TOURNAGE

 

         La plus grande partie du film a été tournée à Victoria, en Australie. Quelques scènes ont été filmées en Jordanie et au pays de Galles. Victoria a servi de doublure pour Londres, Oman et Paris. Le réalisateur Gary McKendry a utilisé des palettes de couleurs différentes pour chaque partie du monde afin de permettre aux spectateurs de mieux situer l’histoire – cependant, ces couleurs ne sont pas celles auxquelles on aurait pu s’attendre…

         Le réalisateur explique : « L’histoire évolue dans plusieurs endroits et environnements différents, ce qui me plaisait beaucoup. Aucun de ces mondes ne nous est familier, on se déplace d’Oman en Australie, puis à Londres, à Paris, et nous voulions que chacun soit clairement identifiable par sa palette de coloris. En Australie, ce sont plutôt des teintes de feuilles mouillées ; à Londres, ce sont des bleus-violets comme ceux d’une meurtrissure, et pour le désert, un blanc couleur d’os desséché. On passe facilement d’un monde à un autre, grâce au travail des décorateurs et du directeur de la photo. »

         On voit rarement l’Australie comme une terre verte au cinéma. Gary McKendry observe : « Nous ne voulions pas des paysages rouges et brûlés que l’on associe généralement à ce pays ; nous cherchions à faire passer une impression de vie. Il fallait donner le sentiment que c’est là que se trouve l’avenir de Danny. Nous voulions de la vie, une vie foisonnante, avec de l’eau, des fleurs – des éléments que l’on n’associe pas forcément de prime abord à un héros d’action. Nous avons trouvé cela dans la Yarra Valley. C’est là que nous avons filmé la maison d’Anne et construit celle de Danny. »

         Le producteur australien Michael Boughen confirme : « La variété des décors est extraordinaire dans la région de Victoria et nous avons passé le temps qu’il fallait pour trouver exactement ce que nous voulions. Il y a des portions de rues à Melbourne qui ressemblent à Paris et d’autres à Londres. On y trouve des bâtiments en pierre, des rues pavées. Et puis, il est difficile de trouver le Londres des années 80 à Londres, les choses y ont tellement changé ! Pour Paris, c’est à peine plus facile. Le désert, lui, ne change pas. »

         Le producteur exécutif Matthew Street commente : « Les rues de Melbourne suivent le schéma du système victorien, et on se croirait vraiment en Angleterre. »

         Gary McKendry ajoute : « Côté météo, c’était Londres aussi ! Nous avons tourné durant l’hiver le plus pluvieux que Melbourne ait connu en dix ans, ce qui a rendu les scènes censées se dérouler à Londres encore plus crédibles. Le ciel pouvait aisément passer pour celui de la capitale britannique, le sol mouillé étincelait, on s’y serait cru ! »