• Les vacances de Ducobu
    Un film de Philippe Chauveron.
    Avec Elie Semoun, Joséphine de Meaux, Hélèna Noguerra, Pierre-François Martin-Laval, etc..
    Sortie le 25 avril 2012.
    Le site du film : Les vacances de Ducobu
    • comédie
  • Synopsis :

    Lorsque la cloche retentit pour la dernière fois de l'année à lécole Saint potache, c'est la libération pour l'élève Ducobu. Enfin les vacances pour le roi de la triche !

    Plus de Professeur Latouche, plus de dictée mais farniente, lecture de BD et glaces à volonté.
    Ducobu a à peine de le temps de rêver que son père lui annonce un tout autre programme : des vacances avec la famille Gratin. Réveil aux aurores, visites de musée, activités culturelles, Léonie et sa mère imposent leur rythme. Comme si cela ne suffisait pas... Ducobu tombe nez à nez avec Monsieur Latouche et Mademoiselle Rateau en vacances en amoureux... La catastrophe !

    Pensant son été gâché il va alors découvrir l'existence d'un trésor perdu sur une ile déserte et tout mettre en oeuvre pour le trouver...et sauver ses vacances !

Galerie photos
Cliquez sur une image pour l'agrandir
Autour du film

C’est loin de l’école St Potache, que nous retrouverons Ducobu, Léonie mais aussi Monsieur Latouche et Mademoiselle Rateau pour des vacances pleines de rebondissements et d’aventures.

Philippe de Chauveron réunit à nouveau Elie Semoun, Joséphine de Meaux et Helena Noguerra pour un deuxième épisode toujours fidèle à l’univers culte de la BD.

 

Rencontre avec PHILIPPE DE CHAUVERON
Réalisateur et coscénariste


Pour le premier film, vous aviez passé au crible tous les albums de Ducobu afin de trouver les situations les
plus emblématiques. Ici, vous élargissez l’univers de Ducobu ?


Ducobu est en vacances. On change complètement d’ambiance. L’histoire est originale à 100%, et on n’a quasiment rien repris des albums, à part la première scène qui se déroule en classe. Le premier film avait
installé les personnages. Nous nous sentions en confiance par rapport à leur image et donc
libres de les emmener plus loin.

Alors que le premier film retraçait une année scolaire et se jouait plus dans la chronique, celui-là se déroule sur un été avec une histoire dont les péripéties se développent.

Nous souhaitions cette fois proposer un mélange d’aventure et de comédie. Il y a l’été, le soleil, le décalage que cette période apporte aux habitudes et aux rapports humains, mais on y trouve aussi une légende, un monstre, un trésor, des grottes perdues, tout ce qui peuple l’imaginaire des jeunes enfants. L’idée était de garder la comédie constamment présente dans une véritable aventure d’enfant.

L’idée de faire le deuxième film est-elle venue rapidement ?

L’envie de faire le deuxième est née pendant le tournage du premier. Nous nous sentions tous tellement bien sur le tournage, dans cet univers, qu’avec les comédiens et les producteurs, nous y avons très vite pensé. Parce que les enfants devaient aller à l’école, le tournage s’est interrompu quinze jours et au lieu de me reposer, j’ai commencé à travailler sur l’éventuelle histoire d’un deuxième opus. Avec mon frère Marc et Guy Laurent, les co-scénaristes, nous avons cherché une histoire capable d’offrir quelque chose de différent tout en prolongeant l’univers et les personnages. Nous avons très vite eu l’essentiel de la narration et lorsque je suis reparti finir le premier, Marc et Guy ont continué à travailler.

Vous retrouvez votre équipe de comédiens, avec cependant quelques changements…

Effectivement, Ducobu père et fils ont changé. Vincent Claude avait fait un excellent travail sur le premier film mais il était en train de muer et de grandir. C’est aujourd’hui un ado plus grand que moi ! Nous n’avions donc pas le choix. Quant à l’interprète de son père, Bruno Podalydès, il réalisait son propre film. Nous avons tous été tristes de ne pas le retrouver mais l’arrivée de Pef a été une belle aventure.
 


Comment avez-vous découvert votre nouveau Ducobu ?

La directrice de casting, Pascale Paddy, était dans le Sud pour trouver les jeunes figurants des scènes que nous allions tourner sur la Côte d’Azur. N’ayant pas encore d’interprète, je lui avais demandé d’y penser et de m’envoyer des images au cas où elle découvrirait quelqu’un. François Viette était venu pour de la figuration et Pascale l’a remarqué. Je suis parti pour le rencontrer et dès la première séance d’essais, j’ai su qu’il était parfait. J’ai eu un vrai coup de coeur pour lui. Même si le fait qu’il soit débutant absolu a demandé du travail, son naturel et son énergie l’ont emporté. Il s’est senti à l’aise tout de suite parce que c’est aussi dans sa nature, il n’a peur ni des caméras, ni des gens.

Comment avez-vous choisi Pierre François Martin-Laval pour le rôle de son père ?

Je suis fan de Pef de longue date et j’avais envie de travailler avec lui depuis les Robin des Bois. Il a accepté tout de suite et ça a été un vrai régal. Pierre François apporte une dimension de fantaisie, d’humour, un rythme très particulier qui va complètement dans le sens du personnage.

On croise aussi Bruno Salomone, qui incarne l’animateur du club pour enfants…

Bruno peut aussi bien jouer la séduction que le délire inquiétant, le tout avec une vraie puissance comique. Il avait donc tout pour incarner ce personnage d’animateur beau gosse qui cache sans doute quelque chose… En plus, j’avais besoin d’un bon chanteur et Bruno chante remarquablement.
Le voir habiter toutes les facettes du rôle était un plaisir.

Les personnages vivent un été de changement…

C’est vrai aussi bien des adultes que des enfants et cela offre un double niveau de lecture du film. Monsieur Latouche et Mademoiselle Rateau sont en couple mais la maman de Latouche se montre très envahissante et va obliger le personnage d’Elie à choisir. Surtout qu’en vacances, Mademoiselle Rateau, une nouvelle fois jouée par Joséphine de Meaux, retrouve un amour d’enfance fort séduisant, Esteban, interprété par Bruno.

Entre ultimatums, concurrence et jalousie, il va y avoir du sport ! Elie et Joséphine ont à nouveau remarquablement fonctionné ensemble. Elie interprète Madame Latouche, donc sa mère et ce professeur haut en couleurs que l’on découvre autrement. Il apporte énormément au personnage de base, par d’innombrables petits détails qui se ressentent plus qu’ils ne se remarquent. Quant à Joséphine, son personnage n’existait pas dans la BD et ce qu’elle en a fait a donné envie aux auteurs de l’intégrer dans les albums. C’est une belle reconnaissance.

Du côté des parents, les choses avancent aussi puisque Madame Gratin et Monsieur Ducobu partent ensemble. Ils vivent un début d’histoire qui n’est pas forcément du goût de leurs enfants et ceux-ci ne vont pas leur simplifier la tâche. Pour Helena et Pierre François, il y avait là matière à jouer d’autres sentiments, avec ce joyeux décalage qui les caractérise.

Même en vacances, Ducobu garde son goût de la triche…

L’imagination qu’il met à tricher a beaucoup plu au public dans le premier film et c’est une de ses caractéristiques. Cette fois, il emploie vraiment les grands moyens et il arrive même à convaincre Léonie de le suivre dans ses stratagèmes. J’aime beaucoup l’idée que lorsqu’il est dans le registre scolaire ou du concours au club, il utilise son intelligence pour tricher alors que quand les choses tournent vraiment mal, il met son esprit au service des autres pour les sauver. Ducobu est un tricheur attachant et très imaginatif…




Dans quel état d’esprit vous êtes-vous retrouvé à nouveau en tournage ?

Tous ceux qui avaient vécu le premier film avaient très envie de recommencer. Elie, Helena, Joséphine mais aussi la petite Juliette.
Nous étions heureux de repartir, même si on ne savait pas que ça allait être aussi compliqué à cause du tournage en extérieur, des décors, de l’aventure, du fait d’avoir plusieurs films en un seul… On s’est bien éclatés !

Nous avons tourné dans la même école et les mêmes pavillons pour les scènes d’ouverture, puis tout le reste dans le Sud Est de la France où nous avons trouvé des décors de rêve. C’est une région qui, contrairement à ce que l’on croit souvent, offre beaucoup d’endroits sauvages. Nous avons pu filmer sur la presqu’île de Giens, à la Seyne-sur-Mer, dans les calanques de Cassis, dans la grotte de Saint Cézaire… On a même construit un
Club Mickey sur une plage ! Et la météo a été parfaite, un vrai temps estival.
La logistique était complexe, dans des décors parfois très difficiles d’accès, mais à l’arrivée, cela donne des images vraiment superbes. C’était nécessaire pour moi, car le challenge était de faire un film plus spectaculaire, plus visuel, avec une dimension d’aventure.

Avez-vous parfois été surpris par vos comédiens ?

Souvent ! L’inventivité d’Elie et son engagement dans toutes les situations m’impressionnent à chaque fois, comme la force de proposition de Joséphine. Cela avait bien fonctionné entre eux sur le premier, et ils étaient heureux de se retrouver.

J’ai appris qu’Helena et Pef espéraient depuis longtemps jouer ensemble. Ils arrivaient à faire passer beaucoup de choses même sans texte. Je me souviens aussi de la scène où Bruno Salomone devait chanter. Je savais qu’il chantait bien mais il a accompli une vraie performance ! Il m’a vraiment surpris.

D’une façon générale, l’investissement de toute l’équipe tant devant que derrière la caméra était génial. Les enfants aussi m’ont bluffé parce qu’ils ne se sont jamais plaints, ils étaient dans leurs rôles, concentrés, tout en n’oubliant pas de s’amuser. Même entre Juliette Chappey et François Viette, le tandem a parfaitement fonctionné. En grande pro, Juliette a aidé François qui débutait. Ils étaient touchants à voir.

N’était-ce pas trop compliqué de garder une ambiance studieuse, dans de pareils décors, avec autant d’enfants et des comédiens aussi réputés pour leur humour ?

C’est vrai qu’avoir des gens drôles est très agréable. On plaisante beaucoup sur le plateau. La comédie permet cela. En revanche, elle demande beaucoup de rigueur et de précision, mais tout le monde en était conscient et je n’ai pas trop eu à grogner !
Le premier film m’a aussi appris à mieux m’adapter aux enfants, à leur rythme et à ce qu’ils peuvent donner. Je sais comment ils réagissent, ce que l’on peut faire ou pas. Si on sait les mettre en condition, le résultat est souvent miraculeux !

Quel souvenir garderez-vous de cette nouvelle aventure ?

D’abord, je me rappelle les comédiens et tout ce qu’ils ont donné. Aussi bien petits que grands. Il y avait quelque chose de particulier à tourner dans le Var où nous avons été très bien accueillis. Nous habitions tous dans des bungalows sur un camping et cela teintait l’ambiance qui était extra. Et puis les lieux de tournage, les situations –
nous avons tourné en mer, dans des grottes et des paysages magnifiques... Nous avions vraiment la sensation d’être au coeur de ce qui fait la magie du cinéma, à la fois dans ce qu’il exige d’effort et dans ce qu’il donne de plaisir.
 

Rencontre avec ELIE SEMOUN
Dans le rôle de Monsieur Latouche



Le premier film vous a-t-il permis de rencontrer un nouveau public ?

C’est évident. Les enfants m’aimaient déjà bien avec LES PETITES ANNONCES et L’ÂGE DE GLACE mais je me suis aperçu en signant des autographes que certains m’identifiaient désormais à Monsieur Latouche ! Je sais aussi que beaucoup d’entre eux ont vu le DVD quatre ou cinq fois voire plus, et qu’ils connaissent les scènes et les répliques par coeur. Alors je plaisante avec eux et je leur dis que je vais leur mettre un zéro et ça les fait rire !

Qu’avez-vous pensé de ce nouveau scénario en le découvrant ?

J’ai trouvé que Philippe et ses coscénaristes avaient eu le talent de garder ce qui faisait le coeur de chaque personnage, tout en inventant une histoire qui les entraîne plus loin, dans une aventure où on les découvre davantage.
Dans le premier film, on était plus dans le sketch et le plus souvent à l’école. Avec ce nouveau film, on sort, on respire, on découvre ! On retrouve ce que l’on aime des personnages mais dans de nouvelles circonstances. Ducobu trouve d’autres moyens de tricher, les personnages adultes sont dans d’autres problèmes… Le plus difficile était de créer le bon rythme et la bonne progression de l’histoire, et c’est complètement réussi.



Votre personnage est lui-même déstabilisé…

En vacances, Monsieur Latouche perd une bonne part de ce qui le structure. Il n’est plus l’enseignant tout-puissant, il ne porte plus sa blouse, il ne domine plus du haut de son estrade. Du coup, il apparaît différent et on se rend compte que débarrassé du décorum qui fait sa fonction, il est au fond lui-même un enfant,
sensible, fragile. Il a aussi tous les défauts de la terre : il est lâche, jaloux, radin, menteur… Un sale gamin ! Finalement, Latouche fait croire aux enfants que c’est lui l’adulte, qu’il représente l’autorité… alors qu’en fait, il se comporte exactement comme eux. Ce côté paradoxal du personnage est intéressant.

Comment avez-vous abordé les développements de votre personnage ?
 
Après le premier film sur lequel nous l’avions beaucoup travaillé, je maîtrisais sa base. Tout l’enjeu de ce film-ci consistait à développer et à exprimer ses défauts. Physiquement, il bouge un peu plus, il est en short… et les nombreuses situations me permettent d’exprimer un aspect burlesque que j’aime beaucoup. La façon qu’ a Latouche de marcher, d’évoluer dans l’espace et de s’énerver s’interprète physiquement. J’étais impatient de
jouer des scènes comme celle où je harcèle Bruno Salomone à l’hôpital en faisant la poule. C’est à la fois fou et complètement dans l’univers du film et du personnage. Interpréter ceux qui franchissent la limite, jouer sur la frontière est quelque chose qui m’a toujours passionné et que je fais de plus en plus dans mes spectacles. Les gens en contrôle permanent qui, tout à coup, se lâchent et dérapent me fascinent. C’est très drôle et en l’occurrence typique de Latouche. Ces personnages-là me font vraiment vibrer en tant qu’artiste.

Monsieur Latouche expérimente aussi la vie en couple avec Mademoiselle Rateau…

Jouer cela avec Joséphine de Meaux était jubilatoire. En préparant nos scènes, on décortiquait chaque mot, on analysait chaque situation et on cherchait toutes les âneries possibles à rajouter. À chaque fois, on trouvait de nouveaux petits détails, des gestes, des réflexions qui renforcent encore la relation de nos personnages et la densité des scènes. Nous avons eu une vraie complicité au service de la dynamique du film.

Dans le premier film, vous faisiez une apparition sous les traits de votre mère ; cette fois ci, on la voit beaucoup plus…

Et c’est un véritable cauchemar pour son fils, qui a déjà bien du mal à couper le cordon ! Grâce à internet, elle est présente jusque dans l’intimité du jeune couple et fait irruption quand ça lui chante pour exercer sa tyrannie, ce qui va d’ailleurs faire réagir Mademoiselle Rateau et obliger Latouche à choisir. C’est un excellent ressort de comédie que petits et grands comprennent parfaitement !

Pour la première fois, Monsieur Latouche se retrouve face à un concurrent, aussi bien sur le terrain de l’éducation que celui du coeur…

Effectivement, Esteban, ce beau gosse musclé et sportif, se dresse sur ma route ! Mais Monsieur Latouche n’a pas dit son dernier mot.
S’il le faut, pour vaincre, il peut tricher encore plus que Ducobu… Le personnage est à mourir de rire ! Je n’avais jamais joué avec Bruno et nous nous sommes beaucoup amusés. Il est très drôle. C’est pour moi une vraie rencontre.




Comment s’est déroulé le tournage ?

Le fait de tourner loin de Paris, en rupture avec notre quotidien, tous réunis dans ces bungalows sur ce camping, avec des enfants, change forcément l’expérience.


Même s’il y a beaucoup de travail à faire, l’environnement est loin d’être stressant. Tous les soirs, l’équipe se retrouvait à la plage pour aller se baigner après la journée. C’était l’été en octobre ! J’étais aussi content de retrouver la jeune Juliette Chappey, qui confirme ce que je pense d’elle depuis le début. C’est une excellente
jeune actrice, très agréable. François Viette jouait pour la première fois de sa vie dans un film, et en plus avec un premier rôle. Il était parfois un peu paralysé par la technique mais au final, le résultat est top, il a une tête
tellement sympa !.
Le fait de jouer beaucoup de scènes en extérieur, avec cette dimension de burlesque et ces partenaires très variés était pour moi un bonheur. Il n’y a que pour les scènes sur le bateau que j’ai un peu souffert du mal de mer !

Qu’avez-vous pensé du film en le découvrant terminé ?

Même si on regrette toujours un peu les scènes coupées qui nous plaisaient, Philippe a su faire les bons choix pour donner un vrai rythme au film et l’histoire nous entraîne. C’est un film d’aventures avec les ingrédients du genre, mais tout au long duquel l’humour est omniprésent. J’aurais adoré voir ce genre de film lorsque j’étais gamin et en tant qu’ adulte, je trouve qu’il y a aussi du plaisir à prendre.
C’est bon enfant, imaginatif et très bien fait.

Que retiendrez-vous de ce film ?


Le goût de travailler avec une équipe comme celle-là, le goût de faire rire et de composer des personnages atypiques, et l’envie toujours présente de cinéma et pas que dans la comédie. Il y a tellement
de registres et d’aspects à explorer.