Erreur : l'animation ne peut pas se lancer

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  • The Visitor
    Un film de Thomas McCARTHY.
    Avec Amir ARISON, Hiam ABBASS.
    Sortie le 29 octobre 2008.
    Grand Prix 2008 du Festival du cinéma Américain de DEAUVILLE - Sélection officielle au Festival de Sundance 2008.
    • Comédie / Drame
    • 1H43
  • Synopsis :

    Professeur d'économie dans une université du Connecticut, Walter Vale, la soixantaine, a perdu son goût pour l'enseignement et mène désormais une vie routinière. Il tente de combler le vide de son existence en apprenant le piano, mais sans grand succès...

    Lorsque l'université l'envoie à Manhattan pour assister à une conférence, Walter constate qu'un jeune couple s'est installé dans l'appartement qu'il possède là-bas : victimes d'une escroquerie immobilière, Tarek, d'origine syrienne, et sa petite amie sénégalaise Zainab n'ont nulle part ailleurs où aller. D'abord un rien réticent, Walter accepte de laisser les deux jeunes gens habiter avec lui.

    Touché par sa gentillesse, Tarek, musicien doué, insiste pour lui apprendre à jouer du djembe. Peu à peu, Walter retrouve une certaine joie de vivre et découvre le milieu des clubs de jazz et des passionnés de percussions.

    Tandis que les deux hommes deviennent amis, les différences d'âge, de culture et de caractère s'estompent.
    Mais lorsque Tarek, immigré clandestin, est arrêté par la police dans le métro, puis menacé d'expulsion, Walter n'a d'autre choix que de tout mettre en oeuvre pour venir en aide à son ami...

Galerie photos
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Critique presse

« Intelligent et sensible » - LE FIGARO

« Superbe. Une chronique généreuse fort appréciée » - 20minutes.fr

« Sublime. Un long métrage de grande qualité » - METRO

« Deauville récompense un film engagé » - LEPARISIEN.fr

« Un scénario riche, avec des interprètes d’une bouleversante humanité » - OUEST France

« Le premier film authentique de l'année à ne pas rater » - The Washington Post

« Un film superbe » - Chicago Sun Times

« Un enchantement » - Daily Mail UK

« Une petite merveille » - New York Post

« Une histoire fascinante » - The Hollywood Reporter

« Une réalisation pleine de grâce et de modestie » - New York Times

« Richard Jenkins dans une grande leçon d'acteur » - Rolling Stones


Autour du film

NOTES DE PRODUCTION

 
"C'est toujours difficile de savoir précisément quel est le point de départ d'un film," explique le scénariste et réalisateur Tom McCarthy. "J'accumule pas mal d'idées que je garde dans un coin de ma tête, et puis je ressors celles qui me semblent les plus significatives." Tom McCarthy a enthousiasmé Hollywood avec son premier film, THE STATION AGENT, petit film indépendant qui a suscité beaucoup de commentaires élogieux. Le Département d'Etat américain (ministère des Affaires étrangères) a même incité le réalisateur à montrer son film au Moyen Orient dans le cadre d'un programme culturel de rapprochement entre les peuples. C'est au cours de ce voyage que Tom McCarthy s'est mis à réfléchir au gouffre insondable qui sépare les Américains du reste du monde. "Je me suis retrouvé à Oman et au Liban, deux pays extraordinaires," confie-t-il. "J'ai été frappé de constater à quel point je ne connaissais rien sur cette région, ses habitants ou leur culture. Pourtant, notre pays y a une très forte présence politique et militaire. Mais à force d'entendre ou de lire des informations dramatiques sur cette région, on en oublie qu'il y a des êtres humains qui sont touchés (...)." Tom a été fasciné par les artistes qu'il a rencontrés là-bas et la passion qu'ils mettent dans leur travail. "Je voulais qu'on sente cela dans le film," ajoute-t-il. "C'est de là que m'est venue l'idée du personnage de Tarek." Au même moment, le réalisateur développait le personnage du professeur d'université vieillissant qui a perdu son goût pour son métier. "Et puis je me suis débrouillé pour que les deux personnages se rencontrent," conclut-il. Mary Jane Skalski, qui a produit THE STATION AGENT, a été l'une des toutes premières à lire le scénario encore en développement. "Je savais plus ou moins ce que Tom souhaitait raconter, et j'avais lu quelques pages qu'il avait écrites," raconte-t-elle. "Mais quand j'ai enfin lu la première mouture, je ne savais franchement pas à quoi m'attendre." La productrice explique qu'elle a été frappée par l'humanité et l'espoir qui imprègnent le scénario. "C'est l'histoire de quatre personnages dont les parcours se croisent, et dont la vie bascule totalement suite à ces rencontres. Le film parle du désir de se dépasser soi-même qui peut changer nos vies ; du fait que la plupart des choix qui font dévier nos vies sont arbitraires. C'est ce qui rend la vie aussi merveilleuse, pas vrai ? Cela nous permet de prendre conscience que, même si l'on s'imagine contrôler son destin, ce n'est pas le cas."
"C'est ce qui se passe dans le film," ajoute le réalisateur. "Walter n'a pas la moindre intention d'aller à New York. Il fait tout pour y échapper. Sans se poser de question, il décide de venir en aide aux deux jeunes gens et découvre alors une nouvelle vie à travers la musique. Qui aurait pu se douter que cela arriverait ?"
Mais THE VISITOR aborde surtout le thème ultra-sensible de l'immigration. De retour à New York après son voyage au Moyen Orient, Tom McCarthy s'est mis à fréquenter la communauté arabe de la ville. Au cours de ses recherches, il entend parler d'un jeune homme incarcéré dans un centre de détention pour immigrés sans papiers. Il rend ensuite visite à des détenus et apprend que la plupart d'entre eux n'ont pas d'avocat. "Il ne s'agissait pas de s'ériger en procureur et d'affirmer que ceci était bien, et cela ne l'était pas, mais plutôt d'aborder cette situation avec empathie et compréhension," reprend le réalisateur. "On parle de gens, pas seulement d'une cause politique."

La vraisemblance a toujours été au coeur de la démarche de Tom McCarthy. "Le film parle de gens qui font confiance aux autres les yeux fermés. Du coup, il fallait que le public accorde le même crédit aux personnages," renchérit Mary Jane Skalski. "Il était donc crucial que rien ne sonne faux." Tom McCarthy n'a pas cherché à réaliser un film politiquement engagé, mais à révéler la dimension humaine d'un problème social majeur. "Les personnages se laissent entraîner dans une situation qui fait aujourd'hui partie de l'espace public : l'immigration et la détention," souligne-t-il. "Le film ne changera sans doute pas la face du monde, mais il tente au moins de nous rappeler l'aspect humain et les conséquences d'un sujet hautement polémique. D'une certaine manière, je tends un miroir à la société pour dire : "Voilà ce qui se passe. Est-ce qu'on approuve ou pas cette situation ? Y a-t-il encore de la place pour le débat ?"
Tom McCarthy estime que la mission d'un réalisateur consiste, non à donner des réponses, mais à soulever des questions, sans que cela soit au détriment de la narration. "Au fond, il s'agit d'une histoire d'amour et d'une histoire d'amitié," notet- il. "Il y a des moments drôles, des moments tragiques et même des moments anodins. Je crois que le film est représentatif de la manière dont la vie se déroule."

LE CASTING

Tom McCarthy tenait absolument à ce que Richard Jenkins - connu pour ses seconds rôles - incarne le personnage principal. "Il était bouleversant dans L'AFFAIRE JOSEY AIMES," explique le réalisateur. "Le fait de le choisir lui, a donné le ton du film. Cela fait un moment que j'ai le personnage de Walter en tête : un professeur vieillissant qui a perdu ses repères et son appétit de vivre. Et je voulais vraiment travailler avec Richard Jenkins. Il a un côté 'monsieur tout le monde' que j'adore."
Richard Jenkins, dont le visage est plus connu du grand public que le nom, a tourné des dizaines de films et séries télé et collaboré avec de grands réalisateurs comme Woody Allen, Mike Nichols, les frères Coen et les frères Farrelly. Mais il s'est surtout fait connaître grâce à la série SIX FEET UNDER dans le rôle du fantôme cynique de Nathaniel, le patriarche de la famille Fisher. "C'est un acteur de composition," précise Tom McCarthy. "Il a beau avoir joué dans quantité de films, il parvient toujours à faire croire aux personnages qu'il interprète. Cela faisait de lui le comédien idéal pour le rôle de Walter. Regardons les choses en face : ce n'est pas un 'jeune premier' aux yeux de la plupart des gens, mais c'est précisément ce qui rend sa prestation si crédible et si bouleversante."

De son côté, Richard Jenkins n'a pas hésité une seconde à camper un rôle aussi gratifiant : "Je l'ai dit à Tom et c'est la stricte vérité : j'ai attendu toute ma carrière qu'on me donne un rôle pareil," rapporte-t-il. "Quand j'ai lu le scénario pour la première fois, j'y ai vu un homme seul, ce qui m'a toujours intéressé. Quelqu'un qui se retrouve entraîné dans une situation nouvelle pour lui, mais qui n'est pas armé émotionnellement pour y faire face. Je me suis beaucoup retrouvé dans ce personnage. Je suis un peu réticent à l'idée de prendre des décisions, de tenter de nouvelles aventures et, du coup, j'ai trouvé cette facette de sa personnalité fascinante. Et je me suis dit que le chemin qu'il parcourait était tout simplement extraordinaire."

Pour Mouna, la veuve syrienne dont s'éprend Walter, Tom McCarthy savait dès le départ à qui il souhaitait confier le rôle. "J'ai découvert Hiam Abbass dans SATIN ROUGE de Raja Amari quand j'étais à Beyrouth et je l'ai immédiatement adorée," note-t-il. "Je l'ai ensuite vue dans plusieurs films : LA FIANCÉE SYRIENNE d'Eran Riklis, PARADISE NOW de Hany Abu-Assad et MUNICH de Steven Spielberg. Je n'ai jamais pu l'oublier." Il découvre alors que l'actrice vit à Paris. Alors qu'il travaille sur le scénario et qu'il est lui-même en France, il lui fixe un rendez-vous. "Je lui ai dit que je souhaitais lui offrir un rôle," explique-t-il. "Après l'avoir rencontrée et vue faire des essais, le personnage de Mouna m'a semblé limpide. Quand le visage d'un comédien se superpose à l'image que vous avez d'un personnage, l'écriture s'en trouve facilitée."

Pour dénicher l'acteur à même de camper Tarek, la production a entrepris un casting de grande envergure qui s'est déroulé à Paris, Londres et New York. Le choix s'est finalement porté sur Haaz Sleiman qui s'est illustré dans les séries 24 HEURES CHRONO, NCIS : ENQUÊTES SPÉCIALES et VERONICA MARS, ainsi que dans les films American EAST et AMERICAN DREAMZ.
"La vraisemblance est très importante pour moi," précise Tom McCarthy. "Avec le personnage de Tarek, je voulais parler d'un jeune homme qui, à la mort de son père, est venu se réfugier aux Etats-Unis avec sa mère. Haaz est libanais, et non syrien, mais il s'est installé à Dearborn, dans le Michigan - la ville même où son personnage et sa mère s'installent dans le film - et puis il est parti à New York pour devenir comédien. Son parcours est étonnamment proche de celui de son personnage. Je savais que cela ne pouvait qu'être bénéfique à sa prestation." Haaz Sleiman a été intrigué par les rapports entre des personnages issus de mondes totalement différents. "C'est tellement improbable que ces gens se rencontrent," note-t-il. "En raison de circonstances particulières, ils sont obligés de faire connaissance. C'est très proche de la manière dont les gens nouent des liens dans le monde actuel." Pour mieux comprendre ce que subit son personnage, Haaz a rendu visite à des détenus. "Cela s'est avéré une expérience intense et nécessaire pour mon travail d'acteur," souligne-t-il. "La plupart d'entre eux sont là depuis des années. Je veux dire depuis quatre, cinq, dix ans. C'est bouleversant."

Pour Zainab, orfèvre sénégalaise et petite amie de Tarek, la production a choisi Danai Gurira, qui est née aux Etats-Unis, mais a grandi au Zimbabwe. "Danai est la première personne que j'aie vue," confie Mary Jane Skalski. "C'est donc la première comédienne qui ait donné corps au personnage." Même si THE VISITOR marque ses débuts au cinéma, Tom McCarthy explique que le talent de la jeune actrice égalait celui des comédiens plus expérimentés. "Danai est solide comme un roc," remarque le réalisateur. "Elle a une force incroyable. Elle n'avait pas fait grand-chose jusque-là et en visionnant les rushes, c'était formidable de voir qu'elle s'affirmait peu à peu." Danai Gurira a puisé dans sa propre expérience pour camper le personnage. "Ma famille est originaire d'un pays dont les ressortissants ne sont pas particulièrement bienvenus dans le reste du monde," reprend-elle. "Je sais ce qu'il peut leur en coûter. Je me suis beaucoup renseignée sur les femmes sénégalaises, et j'ai constaté que se sont des femmes très fières, impériales. Elles ont un sens très fort de leur identité et de ce qu'elles sont capables de faire."
Elle s'est extrêmement bien entendue avec Haaz Sleiman, bien qu'ils ne se soient pas rencontrés avant la fin du casting. "L'alchimie entre Zainab et Tarek a fonctionné immédiatement," souligne-t-elle. "On s'est tout de suite sentis à l'aise l'un avec l'autre et ce, dès les répétitions."

Pour favoriser ce type d'alchimie entre les comédiens, Tom McCarthy a organisé près d'un mois de répétitions. "J'aime faire des séances de lectures avec les comédiens," dit-il. "Cela me donne l'occasion de revoir le scénario puisque j'en suis l'auteur. Cela me permet d'approfondir les rapports avec les comédiens et cela aide ces derniers à entrer dans la peau de leurs personnages." Tout d'abord sceptique, Richard Jenkins reconnaît que le temps consacré aux répétitions s'est avéré précieux par la suite. "Je n'aime pas les répétitions en général, mais au bout d'une semaine, j'ai compris que Tom souhaitait réellement s'attacher au parcours de cet homme, et non pas donner un pseudo tempo au film."

UNE MUSIQUE DE RUE UNIVERSELLE

THE VISITOR a été tourné sur le plus grand plateau du monde : New-York. Malgré les difficultés que pose un tel tournage, Tom McCarthy et Mary Jane Skalski se sont accordés à dire qu'il s'agissait du seul lieu possible.
"New-York est un personnage à part entière dans le film, et elle est donc irremplaçable," observe la productrice. "Si c'est un endroit fabuleux pour tourner un film, c'est aussi un lieu très difficile. Au moment du tournage, la ville était en pleine effervescence. Pour une équipe d'un petit film indépendant comme la nôtre, c'était difficile de se frayer un chemin parmi les grosses productions."
"Tourner à New-York, c'est comme vivre à New-York," affirme Tom McCarthy. "Il y a des jours où on a le sentiment d'être l'homme le plus chanceux du monde, et d'autres où on a envie de quitter la ville en hurlant. Cette ville peut vous fasciner et vous broyer en même temps. C'est pour cela qu'il y a des gens assez fous pour venir y vivre - des gens non seulement originaires de notre pays, mais du monde entier. Ils savent à quoi ils s'exposent et c'est cette conscience même du risque qu'ils courent qui s'avère excitante."
Cette atmosphère trépidante produit des miracles sur le protagoniste de THE VISITOR. "Je crois que si on est réceptif à cette ambiance et qu'on est ouvert au changement, même un type comme Walter Vale peut sortir de sa coquille et découvrir un univers inconnu," note Tom McCarthy.
Le réalisateur estime que New-York est le cadre idéal pour un film qui parle de l'immigration. "C'est là que les gens ont débarqué pendant des décennies," reprend-il. "On les emmenait à Ellis Island. Quand on prend un peu de recul, c'est assez ironique de constater qu'on traitait les immigrés de cette manière. Et comment les traite-t-on aujourd'hui ? Comment traitet- on ces masses de gens qui se précipitent sur nos rivages ? Est-ce que les centres de détention sont le nouvel Ellis Island ? N'est-ce pas triste de penser que la plupart de ces immigrés, qu'ils soient clandestins ou pas, ne verront jamais la Statue de la Liberté ?"

Il a suffi à l'auteur du film d'arpenter les rues de New-York pour y puiser son inspiration. "Il y a plein de gens qui font de la musique, dans le métro, dans les jardins publics, dans la rue," s'enthousiasme-t-il. "Tout au long de la phase de recherche et d'écriture, on a croisé plein de musiciens," poursuit-il. "On a déniché un type qui jouait de l'Erhu - un très ancien violon chinois à deux cordes - dans une station de métro de l'Upper West Side et on l'a fait venir un soir pour qu'il joue pour nous. C'est une sonorité obsédante qu'on n'aurait jamais pu obtenir d'une autre façon."
"On cherchait des sons comme ceux des gamins qui tapent sur des seaux dans la rue ou des types qui font des percussions à Central Park," note-t-il. "Tarek se produit dans un groupe, et on l'a filmé sur le vif avec des musiciens extraordinaires. Quand je faisais mes recherches, j'ai lu un bouquin qui s'appelle The Prophet of Zongo Street de Mohammed Naseehu Ali. Sur la quatrième de couverture, j'ai appris que Mohammed vivait à Brooklyn avec sa femme et ses deux enfants et qu'il jouait du djembe dans un groupe de jazz."
Sachant que Tarek allait jouer du djembe, Tom McCarthy a contacté Mohammed Naseehu Ali et lui a demandé s'il accepterait de donner des cours. "Là encore, c'est le genre de chose qui n'arrive qu'à New-York : deux jours après avoir lu son livre, je l'ai rencontré dans un café pour lui demander de nous donner des cours de djembe. Je me suis dit qu'il n'y avait pas de meilleur moyen de se familiariser avec son univers que de jouer soi-même de cet instrument. Il nous a beaucoup aidés sur le tournage et, entre-temps, est devenu un excellent ami."
Mohammed a donné des cours de djembe à Haaz Sleiman pendant deux mois. "J'ai eu le sentiment de faire mes classes, ça c'est sûr," déclare le comédien. "C'est moi qui joue dans le film. Je me suis exercé quotidiennement pendant trois à quatre heures par jour. Je me suis entraîné jusqu'à ne plus sentir mes mains. Je suis chanteur et j'ai donc l'oreille musicale - ce qui m'a aidé. Quand on possède le sens du rythme, c'est extrêmement utile. Mais la vraie difficulté, c'était de jouer avec les autres musiciens. Car le saxophoniste et le bassiste sont des musiciens professionnels."

Richard Jenkins a préféré ne pas apprendre à jouer du tambour avant le film. "Son personnage est censé avoir découvert le djembe par hasard : il ne cherche pas à se perfectionner," signale le réalisateur. "Alors qu'il était solitaire, il se sent proche de ce jeune étranger grâce à la musique. Je pense qu'à plus d'un titre, Tarek est au coeur du film. Son ambition est d'une grande pureté : il veut vivre décemment et jouer de la musique. On pourrait penser que notre pays est en mesure d'offrir cela à un homme honnête, quelle que soit son origine, mais je crois que les temps ont vraiment changé aux Etats-Unis."
Pour Haaz Sleiman, la musique est la langue dans laquelle Tarek et Walter communiquent. "Bien plus qu'avec les mots, selon moi," précise-t-il. "S'il n'y avait pas eu la musique, je ne pense pas qu'ils auraient lié une aussi profonde amitié."
C'est grâce à la musique que Walter évolue. "Le film montre comment la musique transcende les frontières et les barrières culturelles," conclut le réalisateur. "La musique unit tous les hommes. Il y a quelque chose de très primaire et de très puissant dans le soulagement qu'on peut trouver dans la musique. Si nous avons un lien aussi affectif avec elle, c'est parce qu'elle est pure. Je crois que c'est ce que découvre Walter dans le film."